Voici l'aventure de mes HERBIERS.FLEUR DE VIE!

Cela fait des années que je développe une passion inconditionnelle pour la peinture!

J'adore les couleurs, les fleurs et tout ce qui touche à la nature.

Peindre tous les jours (ou presque...) est devenu un art de vivre.

Il aura fallu:

- un premier confinement,

- un déménagement,

- un livre offert par mon fils Clément (Fleurs et feuilles séchées de JENNIE ASHMORE)

- quelques feuilles jaunies de fougères retrouvées dans un vieux livre de mon enfance,

- De longues promenades bucoliques à ramasser des fleurs et des feuilles,

- des heures de séchage sous presses,

- des godets d'aquarelle, du papier, des pinceaux, des feutres dorés, de la feuilles d'or, des pigments naturels et de l'eau!

- une aquarelle tous les jours, puis un herbier... puis des herbiers-aquarelle ou des Aquarelles-herbiers...

- et ... enfin.... une tempête dans la tête: je me lance! ou pas!!! et puis oui! pourquoi pas!!!

c'est décidé, je vais tout partager avec vous!

avec passion  et enthousiasme!

 

Bienvenue dans mon univers poétique où la Nature est source d'inspiration et où les Fleurs sont reines!

 

 

L' Histoire des herbiers:

 L' inventeur de l'herbier serait Luca GHINI (1500-1556), botaniste italien et professeur de botanique à Bologne.

Un des plus anciens herbiers est probablement celui de Felix Platter ( 1536-1614), médecin à Bâle.

  La confection des herbiers a connu un élan entre 1885 et le début de la première guerre mondiale. A une époque où la France s'industrialise, un mouvement naturaliste est lancé afin d'effectuer un inventaire des plantes. Beaucoup d'amateurs et de professionnels à cette période réalisent des herbiers.

Ces catalogues ou collections de plantes servaient à répertorier les différentes espèces végétales.

Les plantes étaient pressées et séchées et conservées dans des livres ou dans des tableaux dans les muséums d'histoire naturelle et les jardins botaniques.

La plupart des ces albums étaient d'une grande beauté et faisaient honneur au caractère décoratif des fleurs et des feuilles.

On retrouve parfois encore aujourd'hui dans certaines brocantes ces tableaux un peu désuets mais plein de charme.

 

 

Les herbiers: une tendance liée au désir de se rapprocher de la nature!

Depuis quelques temps l'herbier traditionnel se réinvente.

L'herbier ancien bénéficie d'une belle réputation, il est synonyme d'érudition et d'intérêt pour la botanique et les sciences.

 L'herbier nouvelle génération chante haut et fort son hymne à Dame Nature. En retrouvant  une seconde jeunesse il surfe sur les tendances actuelles en faveur du respect de l'environnement, de l'eco-responsablité et la volonté de ralentir notre rythme pour apprécier les choses simples de la vie.

Fleurs, ou feuilles, ou les deux, solo ou en composition, l'art de l'herbier ne se limite plus à la conservation des plantes mais bien à composition de véritables oeuvres d'art afin de les exposer dans nos intérieurs.

Fleurs colorées joliment orchestrées en couronne ou branche de fougère en one-man-show, la beauté du végétal s'immortalise sur le papier et nous conte une histoire sans artifice remplie de poésie.

(ci-dessous mes  premières expérimentations)

 

Tout commence par la cueillette!

Mon activité a débuté durant le confinement de début 2020. Comme j' étais limitée dans mon rayon de prélèvement, j'ai arpenté les allées complantées du domaine du Grand Duc sur la colline de MANDELIEU-LA- NAPOULE.

La saison hivernale n'était pas très propice à la diversité et au foisonnement des plantes! J'ai pourtant trouvé mon bonheur dans cette activité de plein air où l'on accorde un intérêt particulier aux plantes et fleurs les plus insignifiantes. Bien que considérées comme des mauvaises herbes, les plantes qui poussent au bord des routes ou des chemins peuvent être intéressantes!

La cueillette est une activité saisonnière. Il faut connaître les saisons où les plantes sont les plus belles pour les prélever à ce moment-là. 

Il est important de cueillir les végétaux par temps sec. Eviter la rosée du matin et l' humidité de la fin de journée. La meilleure période s'inscrit entre la fin de la matinée et le début de l'après midi.

Je me promène toujours avec des petites boites, des sachets en papier et une petite presse que j'ai confectionnée avec du carton et des feuilles de papier journal. Cela me permet de ranger soigneusement mes échantillons. Il n'est pas nécessaire de ramasser un grand nombre de fleurs ou de feuilles. Au contraire! D'abord parce qu'il faut ensuite opérer un tri et parce qu'il ne faut pas oublier que les végétaux sont fragiles et fanent rapidement.

Ma devise: peu à la fois mais régulièrement!

J'ai donc élargi mon périmètre d'action tout autour de chez moi. Le massif de l'Estérel est mon grand terrain de jeux !!!

Des asphodèles, des bruyères, des cistes, des lavandes stoechas, du mimosas, de l'eucalyptus, des graminées, de la garance voyageuse... la liste est longue!

En revanche il faut toujours veiller à ne pas prélever des plantes sauvages rares ou protégées. Je me suis donné pour objectif de me limiter à la flore  méditerranéenne. La région est vaste de la mer jusqu'au massif du Mercantour!

 

L'art de la mise sous presse et du séchage:

Pour le pressage de mes fleurs je me suis confectionné une presse  avec deux planches de bois, des intercalaires en carton cannelure recyclé et des feuilles de papier standard ou journal, du papier absorbant de type buvard. 4 tiges filetées avec écrous papillon, une à chaque coin des planches de bois trouées permettent le serrage.

A mes retours de promenade je range avec minutie mes spécimens et les laisse sécher pendant  2 à 6 semaines. Il faut respecter le temps de séchage de chaque espèce. 

L'une des facettes les plus intéressantes de l'art des fleurs et des feuilles séchés est qu'il est impossible de prévoir le rendu final.

Il y a toujours une part d'incertitude, ce qui rend ce travail passionnant. Au bout d'un certain temps on devient de plus en plus expérimenté, mais cela peut nécessiter beaucoup d'essais, de persévérance, et parfois de déceptions lorsque le joli résultat final attendu se transforme en une teinte brunâtre sans éclat! (comme avec certaines fleurs blanches...)

Vient ensuite la phase de rangement et de stockage. Je conserve mes petits trésors dans des albums photos recyclés à cet effet. Je classe les matériaux pressés bien à plat dans des enveloppes et des pochettes en plastique. Il est important de noter les lieux et dates de cueillettes et d'identifier les plantes dans la mesure du possible. Cela peut se garder pendant de nombreuses années dans un endroit sec et sombre.

J'ai investi les placards et les tiroirs de commode de mon appartement. Je n'ai pas beaucoup de place... Mais l'essentiel c'est que je puisse m'y retrouver lorsque j'ai un projet créatif en tête!

 

Mon processus créatif:

J'ai voulu avant tout combiner ma passion pour l'aquarelle et mon intérêt grandissant pour le monde végétal.

Marier mes deux passions a été pour moi une évidence.

C'est ainsi que j'ai commencé à réaliser des aquarelles sur lesquelles j'ai rajouté des fleurs et des feuilles .

Comme je poursuivais en parallèle mes recherches sur les différentes techniques de l'aquarelle j'ai senti le besoin de me détacher du monde figuratif pour me lancer dans l'expérimentation de techniques de peinture abstraite de paysages.

Pour concevoir mon premier herbier "paysage" j'ai d'abord réalisé un paysage à l'aquarelle en suggérant une juxtaposition de collines et de vallons. Créant ainsi un support onirique rempli de sérénité j'ai ensuite rajouté des feuilles et des fleurs pressées et séchées pour évoquer les arbres du premier plan jusqu'au lointain. Cette première expérience  m'a rempli de joie! Mon concept commençait à voir le jour...

 

Cette expérience était très éloignée de ma démarche habituelle où je m'attachais à créer des motifs très précis et minutieux. Mais comment me libérer vraiment!!!  Je venais de progresser dans ce cheminement en introduisant l'aquarelle et en adoptant une démarche moins rigide, plus spontanée, plus intuitive et plus expressive.

Alors j'ai joué la carte du lâcher-prise.

Je me suis installée devant ma feuille et selon l'humeur du moment j'ai choisi de travailler avec un nombre très limité de couleurs et de jouer de manière anarchique avec les pigments et avec l'eau.

J'ai parsemé ensuite mon aquarelle d'éléments graphiques avec des feutres noirs, blancs ou dorés...

Les plantes sont venues se positionner ensuite tout naturellement...

Les ombelles et le lichen sont entrés dans la danse pour s'installer aux côtés de fragments de micaschistes prélevés dans le massif de l'Estérel...

 

 

Depuis, je continue à développer cette démarche expérimentale pour insuffler davantage de liberté dans la création de mes herbiers Fleur de vie.

Je suis en recherche permanente et ma créativité est en devenir!